Historique

Un peu d’Histoire de Fénétrange…

À l’origine un lieu curieux, château et forteresse en même temps, sans doute un ancien relais d’armées, protégé du monde par quinze kilomètres de champs, lacs et forêts alentour.

Un lieu qui n’évoque pas tant la décentralisation que la concentration de ceux qui le découvrent, visiteurs, public, artistes…

Le pari de ce Festival « Rencontres Culturelles de Fénétrange » était un peu cela en 1978.

Pour les artistes, oublier les circuits et les réseaux obligés qui sont le lot des grandes carrières, et trouver ici une respiration, leur permettant de s’exprimer dans la musique qu’ils aiment.

C’est dans le contexte historique de cette cité qu’on nommait Filistenges en 1070, Finstingen dès 1323, et Fenetranges en 1433, non loin du château médiéval de Diane de Dommartin, restauré au 18e par Dominique de Frimont, dans la superbe collégiale gothique Saint-Rémy du 15e , qu’a lieu depuis 37 ans la majeure partie des concerts qui illustrent son passé !

Une idée de rêve !

Au départ la conviction de quelques uns, les fondateurs de l’association, que dans ce lieu chargé d’histoire il ne pouvait plus y avoir uniquement la « mémoire d’un patrimoine », mais qu’il s’agirait bien de revitaliser, de réanimer un « patrimoine de mémoire » : passionnés et bénévoles, ils ont su affronter les forces d’inertie, dans un secteur qui se sentait « oublié par l’industrialisation », à une époque où la création et la diffusion musicales restaient marginales.

Un lieu de prédilection…

Ici, les lieux sont concentrés, château, collégiale, vieilles demeures historiques, île sur la Sarre, comme autant de plateaux artistiques, permettant un véritable forum de rencontres entre public, artistes, et opérateurs culturels.

De l’avis personnel de l’ancien Président de la Philharmonie de Vienne Wilhelm Hübner, venu à trois reprises à Fénétrange, l’acoustique de la collégiale St Rémy est exceptionnelle, et contribue à mettre l’artiste
dans les conditions idéales pour que le concert soit un réel événement, tant pour lui-même que pour le public.

Il y a « Rencontres Culturelles », car les publics et les artistes sont tous d’origine très variée, tant géographique que sociale. C’est également la rencontre entre un patrimoine mobile européen, véhiculé essentiellement
par la musique et la voix, et le patrimoine historique in situ : la dynamique générale de cette action ayant toujours été d’éviter le replis sur soi, mais au contraire de respirer vers l’extérieur, cela lui a permis de rentrer dans les grands réseaux européens, et particulièrement de travailler avec les Itinéraires Culturels du Conseil de l’Europe dès 1988 (notamment les Itinéraires Baroques et les Itinéraires Mozart).

Des invités de marque

Les plus grands artistes ont accepté de se produire ici, car ils ont le sentiment de se resituer, en particulier dans des productions qui procèdent de leurs désirs et sont souvent pour eux, comme pour les festivaliers, inédites.

C’est cela qui diffuse cette image emblématique, cette expérience extrême de décentralisation.

Le Festival a su créer sa carte de visite au fur et à mesure des années et des programmations, et c’est aujourd’hui, rétrospectivement, que l’on peut s’apercevoir du travail accompli, du sens de la création et de la découverte de jeunes talents au départ d’une grande carrière : le Festival de Fénétrange « parie » sur de jeunes artistes depuis 43 ans et l’histoire lui   donne raison.